Pour mieux comprendre la naissance de l’ONGD de "Voisins Sans Frontières” nous devons tenir compte de la décennie des années 60, lors que fut initié une longue histoire de travail et de solidarité entre l’Île de Majorque (Espagne) et un des pays plus densément peuplés et plus appauvris de la Sous-région des Grands Lacs africains: le Burundi. Ces rapports d’amitié furent initiés à travers l’église de Majorque. Après cette relation de jumelage fut renforcée et se diversifiant avec différentes interventions des organisations de la société civile de l’Île de Majorque.

Les premiers missionnaires majorquins (1969) à la paroisse de Gitongo (diocèse de Gitega-Burundi)
Les premiers missionnaires majorquins (1969) à la paroisse de Gitongo (diocèse de Gitega-Burundi)

Un autre moment important de l’engagement entre ces deux peuples –Majorque et le Burundi- est lié aux événements du 21 Octobre 1993 et à leurs conséquences, lors que l’oligarchie politico-militaire burundaise et les privilégiés de l’ancien régime osèrent assassiner le premier Président démocratiquement élu, le charismatique héros national Melchior NDADAYE, essayant de décapiter les institutions démocratiques que le peuple souverain s’était donné de façon exemplaire 100 jours avant.
La réponse de Majorque devant la gravité de la situation créée avec la magnicide fut initiée par une équipe de solidarité nucléée au sein de la Fédération des Associations des Quartiers de la ville de Palma de Majorque. Ce fait fut le commencement d’une nouvelle étape de coopération de la société civile majorquine avec le Burundi.
Une Campagne d’aide d’urgence en faveur des personnes burundaises plus vulnérables –des personnes déplacées et d’autres réfugiées au Sud du Rwanda, fut la première action mise sur pied par le Comité de Solidarité de la Fédération des Associations des Quartiers de Palma avec le Burundi.

La veuve du feu Président NDADAYE, assassiné le 21 Octobre 1993, Madame Laurence NDADAYE, fut la première personne burundaise qui, après le coup d’état, invitée par le Comité de Solidarité, visita Palma de Majorque au début de 1994. La but de sa visite fut celui de faire un appel pressant à la solidarité du peuple majorquin en faveur de la population burundaise, fortement touchée par les événements qui suivirent le magnicide du Président NDADAYE et ses plus proches collaborateurs. Mme Laurence NDADAYE nous amena une lettre du deuxième Président légitime du Burundi, Cyprien NTARYAMIRA, qui nous demandait de passer de l’aide d’urgence ponctuelle à un jumelage plus stable, en concret avec la commune de Nyabihanga, où feu Président NDADAYE était né.

La première visite de Mme Laurence NDADAYE, veuve du Président de Burundi, Melchior NDADAYE (1994)
La première visite de Mme Laurence NDADAYE, veuve du Président de Burundi, Melchior NDADAYE (1994)

Sous initiative du Comité de Solidarité majorquin avec le Burundi, la deuxième visite aux Îles Baléares d’une personne burundaise après le magnicide de 1993, fut Mme Marguerite BUKURU, qui était à ce moment-là ministre des Droits de l’Homme et de la Promotion de la Femme. Elle devait venir à Palma de Majorque le 6 Avril 1994, mais quand elle attendait à la salle VIP de l’aéroport de Bujumbura avec les autres ministres l’avion qui amenait leur Président Cyprien NTARYAMIRA, les ministres concentrés à l’aéroport furent informés de l’assassinat des Présidents du Rwanda et du Burundi par un missile qui venait d’abattre à Kigali l’avion qui les amenait de la ville tanzanienne d’Arusha. Mme Marguerite BUKURU ajourna la date de son voyage en signale de deuil, mais sa présence postérieure à Majorque aida énormément à comprendre que le conflit burundais n’était pas de nature fondamentalement ethnique, mais surtout de lutte pour le pouvoir. Elle nous donna une leçon lors qu’elle nous expliqua la situation disant: “Comment peux-je être contre les personne d’origine hutu, s’il ya en a parmi elle qui ont protégé de la mort quelqu’un de mes frères qui sont d’origine tutsi?”.

Réunion du Comité de Solidarité avec Mme Marguerite BUKURU (1994). Elle fut ministre des DDHH et de Promotion de la Femme et de la Fonction Publique, conseillère juridique au Centre de DDHH de l'UNESCO et vice-présidente de la CENI aux élections de 2010
Réunion du Comité de Solidarité avec Mme Marguerite BUKURU (1994). Elle fut ministre des DDHH et de Promotion de la Femme et de la Fonction Publique, conseillère juridique au Centre de DDHH de l'UNESCO et vice-présidente de la CENI aux élections de 2010

Les interventions à réaliser en faveur du Burundi exigeaient beaucoup d’efforts, tandis que la Fédération des Associations des Quartiers de Palma était fortement engagée à ces moments-là avec la construction de ce qu’on appelait «La ville que nous voulons bâtir». C’est ce fait surtout qui nous amena à la création d’une organisation spécifique de solidarité avec d’autres peuples du monde, à partir surtout de l’expérience de coopération avec le Burundi. C’est ainsi que le 17 Janvier 1995 fut agréée l’ONGD “Voisins Sans Frontières”. Coopération au développement durable, aide d’urgence, éducation à la paix et au respect des droits de la personne humaine, ainsi que la prévention active de conflits ont fait partie d’un projet à caractère intégral et l’éducation à la aux droits de la personne humaine et l’extension de la culture de la paix furent la base de la création de l’ONGD «Voisins Sans Frontières».
Les premières années d’existence de VSF, malgré les efforts les plus importants se concentrèrent en faveur de la population burundaise, VSF travailla aussi à travers des projets en faveur des populations des différents pays de l’Amérique, tels que Colombie (soutien aux frappés par le débordement du fleuve Paez avec la construction des maisons), Venezuela (création d’un fonds rotatoire pour la formation et la création d’occupation de la jeunesse à Caracas) et Guatemala (surtout la construction et dotation d’un Centre de Formation des Pompiers à Chimaltenango), mais, au vu des peu d’associations qui se dédiaient à ces moments-là à la coopération au développement an Afrique, VSF décida concentrer tous ces efforts de coopération au développement au Continent Africain, et plus particulièrement aux pays de la sous-région des Grands Lacs africains.

 
Interwiu à Antoine Kaburahe-IWACU
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Què està passant a Burundi?
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Pierre Nkurunziza crée une Commission Nationale de Dialogue interburundais
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¿Provoca Occidente la inmigración de los africanos?
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